La découverte d’une nouvelle lépiote pour le Québec : Echinoderma cf. eriophorum

 

Par Gwenaël Cartier et Renée Lebeuf

Il y a près de deux ans, Gwenaël Cartier déposait sur le site d’identification de Mycoquébec la photo d’une lépiote que Renée Lebeuf a nommée Lepiota jacobi. L’article qui suit raconte l’histoire de la découverte de ce champignon et le travail de recherche qui a suivi pour en arriver à une détermination plus exacte.

 

Gwenaël

Un beau mercredi, le dernier jour d’août de l’an 2016, comme la plupart des midis, armé de mon appareil photo, je pars du bureau vers le mont Royal. Je suis à sept minutes en autobus de la statue de Sir Georges-Etienne Cartier, un trajet durant lequel j’ai le temps d’engouffrer mon sandwich.

Cette journée‑là, comme les autres, je ne sais évidemment pas ce que je vais découvrir. Parfois, je vais sur la montagne avec une idée déjà bien établie de ce que je vais aller voir et j’arpente alors un tracé tout fixé d’avance pour aller retrouver certains spécimens dont j’ai observé le début de la croissance. Mais pas aujourd’hui! Aujourd’hui, le hasard me guide.

© Gwenaël Cartier

Le soleil est radieux, l’air est chaud, j’avance d’un bon pas vers la fraîcheur des arbres et déjà une première surprise fait son apparition. Tout près de moi un écureuil se rapproche à l’affût d’une quelconque pitance. Ils sont légion sur le mont Royal, mais celui-là est unique et c’est bien la première fois que je le vois. Depuis belle lurette que je ne prends plus les écureuils en photo, mais celui-ci est trop particulier, je dois déposer mon sac et sortir mon appareil. Un écureuil albinos ça ne se voit pas tous les jours… Depuis sept ans maintenant que je fréquente ce coin du mont Royal et jamais je n’avais vu ça. Serait-ce le présage d’une journée mémorable?

De façon générale, à chacune de mes sorties depuis toutes ces années, j’ai toujours trouvé une petite merveille, de quoi emplir mon cœur de la joie de la découverte et du plaisir que procure une splendide ballade dans les bois. Le mont Royal foisonne d’une multitude d’espèces de champignons, c’est un lieu prodigieux pour celui qui ouvre un peu son regard au détour des vieilles souches ou des troncs pourrissant sur le sol. Par ailleurs, bon an mal an, il y a toujours une sortie durant laquelle j’ai pu trouver une espèce que je n’avais jamais vue auparavant, mais je ne sais évidemment pas au départ quand cela va se produire et ce n’est pas non plus la vue d’un écureuil albinos ce jour-là qui peut me convaincre qu’aujourd’hui j’aurais la grande surprise.

Je laisse donc l’écureuil pantois sans les graines promises et je continue doucement mon chemin, mon sac dans une main et la caméra dans l’autre; je suis prêt pour la suite. En remontant vers le chemin Olmsted, je vois quelques mycènes et une énorme amanite en bouton. Mais un peu plus loin, à ma grande surprise des cèpes. C’est bien la première fois que j’en vois à cet endroit.

 

Echinoderma cf. eriophorum 
 ©Gwenaël Cartier

Satisfait de ma récolte, je jette un coup d’œil à ma montre et je constate qu’il se fait tard et que je dois rentrer au bureau. Je décide alors de faire un petit crochet par un chemin que j’ai suivi des centaines de fois et donc de revoir un tronc bien particulier qui tous les printemps m’offre un spectacle féérique quand il se recouvre de polypores écailleux. C’est là, à ma grande surprise, que m’attendait un champignon magnifique que je n’avais jamais vu auparavant. Il est tout seul, dans son nid de feuilles mortes, le chapeau recouvert d’épines comme un hérisson, et je m’en rapproche afin d’installer ma caméra sur son trépied. C’est alors que je contemple les détails de sa morphologie. Ce que je croyais être des épines sont en fait des méchules brunes regroupées comme des faisceaux de blé sur un fond beige. Je n’ai vraiment aucune idée de ce que c’est. Il faut donc le sortir de terre et regarder ce qui se cache en dessous. Tout un spectacle s’offre à moi dès que je le retourne. Son pied est engainé dans un manchon vélique brun qui pâlit tout en remontant vers les lames, mais qui s’estompe avant de les atteindre, laissant l’impression d’un anneau fugace tout comme chez un cystoderme. Les lames jaunâtres sont assez serrées et ne semblent pas être libres alors que je pensais bien être en présence d’une lépiote. Elles se terminent à la marge, débordées par les restants véliques de cette gaine qui couvre tant le pied que le chapeau. Tout un mystère que ce spécimen que je viens de découvrir. Je ramasse donc le tout et retourne en vitesse au bureau.

Le soir même, je dépose les photos que j’ai prises sur le site d’identification de MycoQuébec, ne sachant trop s’il s’agit d’un cystoderme ou d’une lépiote. Le lendemain, Yves Lamoureux confirme que c’est bien une lépiote, mais c’est le point mort jusqu’à ce que Renée Lebeuf me demande un mois plus tard si j’ai conservé le spécimen, car il suscite son intérêt.

J’avais, il y a plusieurs mois, fait parvenir à Renée un spécimen de Leucoagaricus rubrotinctus et il était arrivé en mille miettes chez elle, ce qui en rendait impossible l’étude microscopique. Il ne fallait donc pas que cet unique spécimen se retrouve à nouveau broyé par les manutentionnaires de Postes Canada. J’utilise cette fois-ci une coquille vide en plastique de soie dentaire pour y insérer cette marchandise inestimable. Finalement, Renée reçoit le précieux colis en bon état vers la fin octobre 2016.

Echinoderma cf. eriophorum © Gwenaël Cartier


Renée

C’est ici que j’entre en scène. J’ai un intérêt particulier pour les lépiotes, et quand j’ai vu la photo de Gwen sur MycoQuébec, j’ai tout de suite su qu’il s’agissait d’une espèce que je ne connaissais pas. Le chapeau et le pied ornés de grosses méchules floconneuses brunes représentaient des caractères inédits pour moi.

J’ai donc effectué une analyse microscopique du spécimen. J’ai observé de minuscules spores dextrinoïdes mesurant 4-4,5 x 2 µm, la cuticule était composée de longues chaînes d’hyphes, cylindriques à la base, puis de plus en plus larges en remontant vers l’extrémité supérieure, et aucune cystide n’était présente sur les lames.

 

Spores dextrinoïdes. ©Renée Lebeuf

 

 

Hyphes de la cuticule en chaînes. ©Renée Lebeuf

 

Pour déterminer l’identité du champignon, j’ai d’abord consulté la clé nord-américaine de Helen Smith, mais je n’ai rien trouvé de ressemblant. J’ai ensuite utilisé la clé néerlandaise de Vellinga, dans Flora Agaricina Neerlandica 5, et je suis tout de suite arrivée au nom Lepiota jacobi. Tous les caractères concordaient avec la description de Vellinga. Cependant, en effectuant des recherches plus poussées, je me suis rendu compte que certains auteurs (en particulier Marcel Bon) synonymisaient L. jacobi avec une espèce décrite par le mycologue américain Peck : Lepiota eriophora.

J’ai donc écrit à Vellinga pour obtenir son opinion au sujet de la synonymie. Elle m’a alors mise en contact avec Henning Knudsen, mycologue danois qui a décrit L. jacobi, et nous avons eu un échange de courriels. J’ai fait parvenir à Knudsen une partie de la collection pour qu’il l’examine lui-même, et il est arrivé à la même conclusion que moi, à savoir qu’il s’agissait de ce qu’il appelle L. jacobi. Lorsqu’il a établi que l’espèce européenne et l’espèce américaine étaient différentes, Knudsen avait d’abord adopté le nom Lepiota langei, en l’honneur du mycologue danois Jakob Emanuel Lange, pour décrire sa nouvelle espèce, mais comme ce nom était déjà employé pour décrire une autre espèce, Knudsen a dû choisir un autre nom, soit Lepiota jacobi Vellinga & Knudsen. Donc, selon Knudsen, j’avais en main l’espèce européenne qu’il avait nommée; il me fallait pousser plus loin les recherches pour en savoir plus.

En cette période où il est hasardeux de confirmer ou d’infirmer des synonymies sans analyse génétique, j’ai communiqué avec Stephen Russell, mycologue américain qui s’intéresse particulièrement aux lépiotes, et il a accepté de séquencer ma collection et de la comparer à deux de ses propres collections nommées L. eriophora. Il a commencé par comparer la séquence du gène ITS obtenue avec une séquence européenne de L. jacobi récoltée par Vellinga, et les deux étaient différentes, établissant que le taxon européen et ma collection représentent deux espèces distinctes. Il faut ici préciser que Knudsen avait en sa possession le type de Peck et avait tenté sans succès d’en obtenir la séquence ITS. Par ailleurs, la séquence de ma collection était semblable à celles des deux collections de Russell. Donc, étant donné que les trois collections américaines donnent des séquences similaires et qu’elles sont différentes de la séquence de L. jacobi, le nom à privilégier pour ma collection serait le nom américain Lepiota cf. eriophora Peck. Il y a lieu d’ajouter la mention « cf. », étant donné qu’il n’existe pas de séquence du type de Peck qui permettrait hors de toute doute d’affirmer qu’il s’agit bien de cette espèce. Par ailleurs, l’espèce possédant toutes les caractéristiques du genre Echinoderma, en particulier un pileipellis formé de chaînes de cellules, elle devrait être nommée Echinoderma cf. eriophorum (Peck) Bon, même si le nom accepté dans Index Fungorum est Cystolepiota eriophora.

Références

  • Bon, M. Flore mycologique d’Europe 3, Les Lépiotes, Documents mycologiques, Mémoires hors-série no 3.
  • Candusso M., G. Lanzoni. Lepiota s.l. Fungi Europaei 4, 1990.
  • Kauffman, C.H., The genus Lepiota in the United States. Papers of the Michigan Academy of Science, Arts, and Letters 1924;4:311-344.
  • Moser, M., Keys to Agarics and Boleti, 1983.
  • Peck, C.H. (1903). New species of fungi. Bulletin of the Torrey botanical Club 30(2):95-101.
  • Smith, H.V. A revision of the Michigan species of Lepiota. Lloydia 1954; 17:307-328.
  • Vellinga, E., Flora Agaricina Neerlandica, volume 5, 2001.

Un nouveau lactaire au Québec : Lactarius imperceptus

 


 

Par Renée Lebeuf

André Paul et moi avons trouvé en 2005 et 2006 dans une chênaie de l’ouest de l’Île de Montréal un lactaire que nous ne connaissions pas. Les spécimens étaient vieux et ne produisaient aucun latex. Ils étaient glabres et secs et avaient une couleur brune, tirant sur le rosâtre chez certains spécimens. Quelques années plus tard, en 2011, toujours dans le même boisé, nous avons trouvé quelques spécimens en bon état du même lactaire. Le chapeau était brun pâle et un peu visqueux. Le lait était d’abord amer puis lentement âcre et ne changeait pas de couleur. Nous avons tenté de le déterminer, mais sans succès.

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Photo d’un spécimen de la collection d’une chênaie de l’ouest de l’Île de Montréal (Photo à la Une également)

 

Et puis, en août 2014, au Foray de la NEMF dans le Maine, aux États-Unis, j’ai enfin vu un grand nombre de spécimens d’un lactaire qui était identifié Lactarius imperceptus. J’ai reconnu notre lactaire, et Noah Siegel a confirmé visuellement l’identification de nos collections.

Voici une combinaison des caractères de nos quatre collections, soit trois du Québec et une du Maine :

  • Chapeau : 3,2-8 cm, d’abord convexe, puis étalé-déprimé, brun pâle à brun rosâtre, sec ou viscidule, non zoné.
  • Lames adnées à subdécurrentes, serrées, blanchâtres à chamois pâle.
  • Pied 3-7,5 x 0,6-1,4 cm, concolore au chapeau, sec, égal.
  • Lait blanc, peu abondant avec l’âge, immuable, doux, ou d’abord amer puis lentement âcre.
  • Odeur nulle ou de scléroderme.
  • Sporée blanche ou crème.
  • Habitat : sous le chêne rouge.

 

  • Spores : 6,5-8 x 6,7 µm, ornées de rares verrues et de crêtes ne formant pas de réticulum.
  • Pleurocystides : macrocystides, 45-80 x 8-11 µm, fusiformes à cylindriques.
  • Cheilocystides : 37-50 x 10-12 µm, semblables aux pleurocystides mais plus petites, fusiformes.
  • Basides : 42-50 x 9-12, tétrasporiques.
  • Pileipellis : un ixotrichoderme mince à hyphes terminales de 2-3 µm de diamètre. La gélatine est soluble dans le KOH.

 

 

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Photo de la collection du Maine. Les principaux caractères de L. imperceptus sont son chapeau brun pâle, tirant parfois sur le rose; son lait d’abord amer puis lentement âcre, blanc à la coupe puis jaunissant lentement ou faisant jaunir une feuille de papier blanc; son odeur nulle ou de scléroderme; sa sporée blanche ou crème; et sa pousse sous les chênes.

Lactarius imperceptus a été décrit par Beardslee et Burlingham à partir de récoltes faites en Floride. Par la suite, Hesler et Smith ont considéré comme une variante nordique une espèce qu’ils trouvaient en abondance dans le Michigan sous chênes. Lactarius imperceptus est fréquent dans tout l’Est de l’Amérique du Nord sous les chênes.

L’un des caractères qui, selon Hesler et Smith, est constant chez Lactarius imperceptus est le lent jaunissement du lait, ou à tout le moins le jaunissement d’une feuille de papier blanc par le lait. Nous n’avons pas observé de jaunissement du lait ou des lames à la coupe, mais nous n’avons pas non plus fait le test du papier blanc. Nous n’y manquerons pas lors de la prochaine récolte.

Lactarius imperceptus pourrait être confondu avec Lactarius quietus var. incanus, autre espèce des chênaies, mais celle-ci a un chapeau rougeâtre, plus foncé, et une odeur agréable. Lactarius affinis est une espèce plus robuste qui pousse sous conifères. Aucune de ces deux espèces n’a un lait qui jaunit. On pourrait aussi confondre L. imperceptus avec L. chrysorrheus, mais ce dernier a une coloration plus pâle, dont un pied blanchâtre, un chapeau parfois zoné, et un lait qui vire instantanément au jaune vif à la coupe.

Il sera intéressant de comparer avec les nôtres d’autres collections qui pourraient être faites dans le Sud du Québec.

 

Référence

  • Beardslee, H. C. et Burlingham G.S. Interesting species of Lactarius from Florida, Mycologia 1940;32(5):575-586.
  • Bessette, A. E., Harris, D.B. et Bessette A.R. Milk mushrooms of North America, Syracuse University Press, Syracuse, New York.
  • Hesler, L. R., Alexander H. Smith, North American species of Lactarius, The University of Michigan Press, Ann Arbor.
  • Kuo, M. (mars 2011). Lactarius imperceptus. Tiré de MushroomExpert.Com Site Web : http://www.mushroomexpert.com/lactarius_imperceptus.html.

Panaeolus antillarum, une nouvelle espèce pour le Québec

Par Renée Lebeuf

Le mois de juin est un mois où la diversité fongique est faible. Pour cette raison, il s’agit d’un temps idéal pour partir à la recherche de champignons fimicoles. Les centres équestres sont particulièrement favorables à cet égard. On y trouve toute une variété de champignons dans le fumier de cheval, en particulier du genre Panaeolus, qui peuvent présenter un intérêt pour les mycologues. Lors d’une excursion dans un tel centre, j’ai eu l’occasion d’observer de jeunes spécimens d’un champignon blanc au chapeau convexe et visqueux, au pied visqueux et dont les lames étaient larges, blanches à l’arête et portaient des spores noires formant des taches. Ces différents caractères m’ont amenée à soupçonner la présence d’un Panaeolus. En fouillant dans la littérature, j’ai constaté qu’il existait deux Panaeolus à chapeau blanc, mais un seul sans voile partiel : Panaeolus antillarum. L’examen microscopique m’a permis de confirmer qu’il s’agissait bien de cette espèce. Lire la suite

Inocybe griseoscabrosa, une première au Québec

Récolté par Yves Garneau le 4 septembre 2010 à Notre-Dame-de-la-Merci. Chapeau 1,3-2,2 cm. Pied 2-4 x 0,2-0,35 cm. Odeur nulle. Photo : Renée Lebeuf.

Récolté par Yves Garneau le 4 septembre 2010 à Notre-Dame-de-la-Merci. Chapeau 1,3-2,2 cm. Pied 2-4 x 0,2-0,35 cm. Odeur nulle. Photo : Renée Lebeuf.

Récolté par Yves Garneau le 4 septembre 2010 à Notre-Dame-de-la-Merci, puis par Joseph Nuzzoleze au Camp Boute-en-train (Chertsey), le 24 septembre 2011, ce champignon a finalement pu être identifié par Renée Lebeuf  en mai 2014 grâce à la microscopie réalisée par Jacqueline Labrecque et l’expérience d’Erminio Ferrari.

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par Renée Lebeuf

Inocybe griseoscabrosa est un Inocybe à l’aspect remarquable. Il s’agit d’une petite espèce dont le chapeau peut atteindre 1,2 cm selon Peck, le premier qui a décrit l’espèce.  Cependant, ceux de ma collection mesuraient 1,3 à 2,2 cm. Son chapeau est gris cendré, blanc à la marge, et fortement squarreux-fibrilleux. Son pied est gris cendré et densément fibrilleux à légèrement écailleux. Peck l’a décrit de Bethlehem, dans l’État de New York, en 1903, et disait alors l’avoir trouvé une seule fois. Dans la North American Flora, Kauffman le dit présent dans l’État de New York et en Oregon. Plus tard, en 1980, Grund et Stuntz ont signalé sa présence en Nouvelle-Écosse et disaient que c’était selon eux la première observation de l’espèce au Canada. J’ai trouvé une seule autre photo sur Internet, d’Italie, où la récolte a été identifiée par Ferrari. On y mentionne que l’espèce aurait aussi été trouvée en Suède. Il n’y a aucune observation ni photo de l’espèce sur le site Mushroom Observer. Il semble donc s’agir d’une espèce très rare. Il est donc d’autant plus étonnant qu’elle ait été trouvée à deux reprises au Québec, mais dans la même région (Chertsey et Notre-Dame-de-la-Merci), une fois en 2010 et l’autre en 2011. Les caractères microscopiques  correspondent à ceux illustrés par Grund et Stuntz, exception faite de la présence de cristaux à l’apex des cystides hyméniales dans la récolte de 2010. La récolte de 2011 n’a pas fait l’objet d’un examen microscopique. L’espèce pousserait sous conifères.

 

Références

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