Nom de champignons! No 11 (Novembre 2016)

par Jacques Landry

Aucun changement de noms pour cette fois, mais beaucoup de modifications à l’index Mycoquébec des champignons du Québec.

Mycoquébec présente sur son site des photos représentant près de 2600 espèces distinctes, mais il liste aussi plusieurs autres espèces (400 avant le changement d’aujourd’hui) qui n’ont aucune photo. Parmi ces dernières, plusieurs sont des espèces très rares ou encore très difficiles à reconnaître. Elles ont été décrites dans des livres ou articles scientifiques ou encore sont présentes dans des Fungarium, documentant ainsi leur présence. Il y a cependant plusieurs autres espèces sans photo dont la présence au Québec est moins certaine. Dans les faits, plusieurs de ces espèces n’ont jamais été observées. On a cru à une certaine époque qu’on les avait trouvées, cependant des analyses plus récentes n’ont pas confirmé ces prétentions. Dans d’autres cas, on a supposé qu’elles devraient être ici, mais elles n’ont toujours pas été trouvées.

Par souci de n’avoir dans notre index que des espèces dont la présence est documentée, nous enlevons aujourd’hui 159 de ces noms orphelins. D’autres noms devront également être enlevés prochainement. Par contre, nous annonçons l’ajout de 36 espèces nouvellement illustrées et de 4 espèces dont la présence au Québec serait confirmée, même s’il n’y a pas de photos.

Espèces enlevées (159)

Les raisons précises justifiant les retraits seront fournies sur demande.

Boletopsis leucomelaena, Calvatia fragilis, Clavariadelphus truncatus var. umbonatus, Conocybe subovalis, Coprinopsis picacea, Cortinarius aff pinetorum, Cortinarius atropusillus, Cortinarius catskillensis, Cortinarius erugatus, Cortinarius fagetorum, Cortinarius irregularis, Cortinarius laetissimus, Cortinarius nigrocuspidatus, Cortinarius odhinnii, Cortinarius pellstonianus, Cortinarius pilatii, Cortinarius sordescens, Cortinarius subferrugineus, Cortinarius subrigens, Cortinarius subtigrinus, Cortinarius uraceus, Crepidotus betulae, Crepidotus coloradensis, Crepidotus nephrodes, Daedaleopsis septentrionalis, Entoloma fragile, Galerina borealis, Galerina cainii, Galerina carbonicola, Galerina decipiens, Galerina dimorphocystis, Galerina evelata, Galerina fallax, Galerina lateritia, Galerina leucobryicola, Galerina luteolosperma, Galerina minima, Galerina mniophila, Galerina pistillicystis, Galerina platyphylla, Galerina proxima, Galerina sahleri, Galerina septentrionalis, Galerina sphagnicola, Galerina subbadipes, Galerina subfiliformis, Galerina tundrae, Galerina vexans, Galerina viscida, Galerina wellsiae, Gymnopus spongiosus, Hebeloma bicoloratum, Helvella pezizoides, Inocutis dryophila, Inocybe abjecta, Inocybe acriolens, Inocybe agglutinata, Inocybe boltonii, Inocybe bongardii, Inocybe bresadolae, Inocybe bufonia, Inocybe castanea, Inocybe castaneoides, Inocybe cicatricata, Inocybe decipientoides, Inocybe eutheles, Inocybe eutheloides, Inocybe excoriata, Inocybe fibrillosa, Inocybe fibrosa, Inocybe gausapata, Inocybe glabra, Inocybe heimii, Inocybe infida, Inocybe intricata, Inocybe leptocystis, Inocybe leptophylla, Inocybe longicystis, Inocybe minima, Inocybe nodulosa, Inocybe oblectabilis, Inocybe obscurobadia, Inocybe ochroalba, Inocybe pallidipes, Inocybe paludinella, Inocybe pelargonium, Inocybe proximella, Inocybe pseudoumbrina, Inocybe retipes, Inocybe rufidula, Inocybe sambucella, Inocybe scabella, Inocybe tigrina, Inocybe trechispora, Inocybe umbrina, Inocybe unicolor, Inocybe violaceifolia, Inocybe virgata, Inocybe viscosissima, Inocybe xanthomelaena, Inonotus ulmicola, Lactarius aff. circellatus, Lactarius frustratus, Leccinum discolor, Leccinum flavostipitatum, Leccinum obscurum, Lepista densifolia, Meruliporia incrassata, Mycena hemisphaerica, Mycena nucicola, Mycena picta, Phellinus nigricans, Phellinus tuberculosus, Porpomyces balaenae, Psathyrella atomatoides, Psathyrella brachycystis, Psathyrella castaneifolia, Psathyrella fibrillosa, Psathyrella fuscofolia, Psathyrella griseifolia, Psathyrella hymenocephala, Psathyrella incerta, Psathyrella laurentiana, Psathyrella madeodisca, Psathyrella obtusata, Psathyrella paradoxa, Psathyrella polycephala, Psathyrella prona, Psathyrella pseudocandolleana, Psathyrella renispora, Psathyrella rugocephala, Psathyrella sublateritia, Russula albidula, Russula amygdaloides, Russula ballouii, Russula betularum, Russula blackfordiae, Russula burkei, Russula dryophila, Russula gracilis, Russula heterophylla, Russula lateritia, Russula nitida, Russula ochracea, Russula olivascens, Russula operta, Russula polyphylla, Russula praeumbonata, Russula risigallina f. luteorosella, Russula romagnesiana, Russula romellii, Russula sericeonitens, Russula turci, Russula velenovskyi, Russula ventricosipes, Russula versicolor, Skeletocutis stellae, Trametes elegans, Tricholoma pardinum.

 

Trente-six (36) espèces ajoutées à l’index et/ou illustrées pour la première fois dans Mycoquébec (depuis avril 2016)

(Plusieurs n’ont pas de nom français. Des suggestions?)

28 novembre 2016
23 novembre 2016
22 novembre 2016
20 novembre 2016
17 novembre 2016
7 novembre 2016

6 novembre 2016

30 octobre 2016
22 octobre 2016
19 octobre 2016
17 octobre 2016
13 octobre 2016
25 septembre 2016
10 septembre 2016
10 août 2016
25 juillet 2016
14 juillet 2016
12 juillet 2016
7 juillet 2016
29 juin 2016
28 juin 2016
27 juin 2016
23 juin 2016
21 mai 2016
27 avril 2016
24 avril 2016
20 avril 2016
12 avril 2016

 

Espèces ajoutées sans photos (4):

Une description de ces espèces apparaitra sous peu sur le site de Mycoquébec.

  • Antrodiella thompsonii / Polypore de Thompson : espèce présente au Québec (Boulet, 2003 p. 132)
  • Ceriporiopsis resinascens : espèce recensée à Poste-de-la-Baleine (Niemela, 1985)
  • Cerioporus leptocephalus / Polypore à chapeau étroit* : Ce taxon a été considéré comme une variété (var. elegans) ou encore une sous-espèce de P. varius (subsp. elegans), puis monté au rang d’espèce comme Polyporus elegans. Dans Mycoquébec, il avait été synonymisé avec P. varius suivant ainsi la perception de Boulet (2003) et Audet (2013), cependant l’espèce est reconnue dans la nouvelle liste nord-américaine publiée par Zhou et al. (2016). Elle est remise à l’Index de Mycoquébec puisque plusieurs mycologues la reconnaissent.
  • Clavulina cinerea / Clavaire cendrée : Cette espèce a disparu de l’Index il y a quelques années à une époque où l’on croyait qu’elle représentait une contamination de C. collaroides par Helminthosphaeria. (voir Kuo, 2007). Il semble cependant clair aujourd’hui que C. cinerea peut être distingué sur le terrain de la forme parasité de C. collaroides.

 

 

Merci à tous nos collaborateurs qui travaillent avec passion à maintenir à jour et à compléter l’inventaire des champignons du Québec.

Références :

  • Zhou, L.-W., Nakasone, K.K., Burdsall, H.H. et al (2016) Polypore diversity in North America with an annotated checklist. Mycological Progress 15:771–790.
  • Boulet, B. (2003) Les champignons des arbres de l“est de l’Amérique du Nord. p728, Les publications du Québec, Québec.
  • Kuo, M. (avril 2007). Clavulina cristata. Tiré du site web MushroomExpert.Com : http://www.mushroomexpert.com/
  • Audet, S. (2013). Communication privé à R. Labbé.

 

Nom de champignons! No 9 (avril 2016)

par Jacques Landry

Qui a dit que l’hiver était une saison morte pour les champignons? Depuis le début de l’année, trente (30) nouvelles espèces ont été ajoutées ou illustrées pour la première fois sur Mycoquébec. Merci à tous nos collaborateurs qui travaillent avec passion à maintenir à jour et compléter l’inventaire des champignons du Québec.

Voici une liste des modifications et ajouts qui ont été faits à l’Index des champignons de Mycoquébec entre le 2 mars 2016 et le 5 avril 2016. Un résumé sommaire des raisons qui justifient ces changements est également présenté. N’hésitez pas à laisser un commentaire au bas de cette page pour indiquer votre opinion sur les changements apportés. Notez aussi que plusieurs des noms changés sont conservés dans la banque de Mycoquébec et demeurent accessibles avec l’outil de recherche.

Seize (16) espèces ajoutées à l’index ou illustrées pour la première fois dans Mycoquébec

(*certains noms français devront être précisés)

4 avril 2016
3 avril 2016
31 mars 2016
29 mars 2016
28 mars 2016
22 mars 2016
16 mars 2016
14 mars 2016
13 mars 2016
12 mars 2016
8 mars 2016
6 mars 2016
2 mars 2016

 

Deux (2) espèces enlevées de l’index.

  • Russula cinnamomicolor / Russule cannelle

Cette espèce n’était pas illustrée ni décrite et sa présence au Québec est considérée comme inconnue.

  • Pluteus cervinus var. albus / Plutée couleur de cerf, variété blanche

Nous n’avons aucune photo et cette variété n’est plus reconnue.

 

Liste des changements de noms effectués

(en orange, la nouvelle désignation)

yb-black-swirl-md

Inocybe calamistrata var. mucidiolens / Inocybe à base verte, variété odorante ⇒ Inocybe mucidiolens / Inocybe à odeur de moisi

Index fungorum ne reconnaît pas cette variété, alors que Pradeep et coll. la monte au rang d’espèce. Nous suivons cette dernière proposition.

  • Pradeep CK, Vrinda KB, Varghese SP, et al (2016) New and noteworthy species of Inocybe (Agaricales) from tropical India. Mycological Progress 15:24. doi: 10.1007/s11557-016-1174-z

yb-black-swirl-md

Entoloma violaceum Kauffman Y. Lamoureux comb. prov. / Entolome violacé ⇒ Entoloma kauffmanii / Entolome de Kauffman

Nous avions deux Entoloma violaceum sur Mycoquebec : Entoloma violaceum Kauffmann (recombiné provisoirement par Yves Lamoureux (=Leptonia violacea) et Entoloma violaceum Murrill.

Selon MycoBank et Index Fungorum , Leptonia violacea (Kauffman) Largent serait Entoloma kauffmanii Malloch

yb-black-swirl-md

Agaricus haemorrhoidarius / Agaric hémorroïdaire ⇒ Agaricus cf. langei / Agaric de Lange

 

Cette espèce très rare a été nommée A. haemorrhoidarius par Pomerleau et aussi par Lamoureux. A. haemorrhoidarius étant maintenant considéré comme synonyme de A. sylvaticusA. cf. langei semble mieux convenir à notre espèce.  A. cf. langei est une « grosse psalliote rougissante des feuillus, A. silvaticus (au sens des auteurs ameréricains) étant une espèce des conifères et plus foncée ». «[Chez cette espèce,] … l’aspect de la cuticule piléique est différente : la couleur est plus homogène chez silvaticus ss. Pomerleau. L’espèce ci-dessus (plus rare) a plutôt un chapeau squamuleux de brun sur fond blanchâtre. La couleur de fond est plus brune chez silvaticus, que l’on voit plus souvent. » (Lamoureux, 2016)

 

6288643253_ce4ba7258e_z

Boletus auripes var. aureissimus ⇒ Boletus aureissimus / Bolet à pied doré

 

Ce taxon avait été placé en variété de B. auripes par Peck en 1938, mais est maintenant considéré comme une espèce distincte.  C’est le nom accepté sur Index Fungorum et dans Bessette.

yb-black-swirl-md

Pluteus cervinus s. l. ⇒ Pluteus cervinus

Les nombreuses photos (une trentaine) de Pluteus cervinus qui étaient sur le site de Mycoquébec étaient identifiées selon trois critères : croissance sur du bois de feuillus, odeur raphanoïde et absence de boucles dans la cuticule. Selon les dernières analyses moléculaires, c’est trois critères ne sont plus suffisants et de nouvelles caractéristiques permettent d’identifier Pluteus cervinus s.s.

  • Landry, J. (2014) Pluteus cervinus, un complexe d’espèces à préciser. Blogue Mycoquébec, déc 2014
  • Justo, A., Malysheva, E., Bulyonkova, T., Vellinga, E.C., Cobian, G., Nguyen, N., Minnis, A.M., and Hibbett, D.S. (2014). Molecular phylogeny and phylogeography of Holarctic species of Pluteus section Pluteus (Agaricales: Pluteaceae), with description of twelve new species. Phytotaxa 180, 1–85.

yb-black-swirl-md

Inocybe ovalispora ⇒ Inocybe albomarginata

La synonymie des ces deux taxons a été proposée en 1986 par Keyper. Malgré qu’il ne semble pas y avoir d’étude moléculaire qui l’ait confirmé, cette idée est maintenant bien acceptée des mycologues.

  • Kuyper TW (1986) A revision of the genus Inocybe in Europe. I. Subgenus Inosperma and the smooth-spored species of subgenus Inocybe. Persoonia – Supplement 3:1–247. doi: 10.2307/2807145

yb-black-swirl-md

Boletus roseopurpureus ⇒ Butyriboletus roseopurpureus

Ce changement avait été annoncé dans un récent blogue. Il est maintenant officiel.

  • Zhao K, Wu G, Halling R, Yang ZL (2015) Three new combinations of Butyriboletus (Boletaceae). Phytotaxa 234:51–62. doi: 10.11646/phytotaxa.234.1.3

yb-black-swirl-md

Lactarius lignyotus var. marginatus ⇒ Lactarius nigroviolascens / Lactaire violaçant

Nos espèces du complexe lignyotus auront besoin d’être délimitées plus précisément. C’est du moins ce qu’une étude récente indique, signalant qu’il n’est même pas clair combien d’espèces nous aurions dans ce groupe, ce groupe étant beaucoup plus diversifié qu’en Europe. D’autres études seront nécessaires. Chose certaine, certains critères comme la coloration de l’arête des lames ( ce qui définissait la var. marginatus) ne sont pas déterminants. Par contre, le changement de couleur de la chair à la coupe pourrait être un critère pour séparer deux ou trois espèces au Québec. En résumé, ce que nous appelons L. lignyotus s. l. correspond à une ou peut-être plusieurs espèces endémiques distinctes du L. lignyotus européen. Une autre espèce qui devient violet noir à la coupe, absente d’Europe, correspond plutôt à L. nigroviolascens, alias Lactarius nigroviolascens var. marginatus alias Lactarius lignyotus var. marginatus. Une troisième espèce dont la couleur de la chair à la coupe est saumonée (orange rosée) plutôt que violet noir, correspondrait à L. lignyotus var. canadensis. 

  • Lamoureux, Y. (2016) Lactarius nigroviolascens G. F. Atk. (A) / Lactaire violaçant . Page Flickr https://www.flickr.com/photos/27441280@N06/25941611931
  • Stubbe D, Verbeken A (2012) Lactarius subg. Plinthogalus: the European taxa and American varieties of L. lignyotus re-evaluated. Mycologia 104:1490–1501. doi: 10.3852/12-039

yb-black-swirl-md

 

Cyptotrama asprata ⇒ Cyptotrama chrysopepla

Cette petite espèce que l’on appelle en français Collybie drapée d’or retrouve le nom latin à l’origine de son nom français : chrysopepla, du grec χρυσός= or et πέπλος= tunique. Ces deux taxons avaient été synonymisés dans les années 1980. La génétique nous indique maintenant qu’ils représentent bien deux espèces distinctes. C. asprata est surtout une espèce asiatique alors que C. chrysopepla est surtout américaine. Il y a encore une possibilité que la vraie C. asprata soit trouvée un de ces jours sur notre territoire. Il faut garder l’oeil ouvert.

  • Qin J, Yang Z-L (2016) Cyptotrama (Physalacriaceae, Agaricales) from Asia. Fungal Biol-Uk 120:513–529. doi: 10.1016/j.funbio.2016.01.009
  • Redhead, SA, Ginns J (1980) Cyptotrama asprata (Agaricales) from North America and notes on the five other species of Cyptotrama sect. Xerulina. Can J Botany 58:731–740.

  • Moreau P-A, Vila J, Aime MC, et al (2015) Cibaomyces and Cyptotrama, two new genera for Europe, and an emendation of Rhizomarasmius (Basidiomycota, Physalacriaceae). Mycological Progress 14:4–16. doi: 10.1007/s11557-015-1024-4

Morchella esculenta s. l. ⇒ Morchella spp. (clade Esculenta) / Morille blonde
Morchella elata s. l. ⇒ Morchella spp. (clade Elata) / Morille noire

Comme expliqué dans un blogue précédent, nous savons maintenant qu’il existe plusieurs espèces de morilles noires et de morilles blondes au Québec, mais nous ne savons toujours pas comment les identifier avec certitude sans faire un test d’ADN. Que faire avec les quelque 80 photos de morilles que nous avons sur le site et dont l’identité correcte se limite à dire qu’elles sont blondes ou noires? Ceci est déjà bien, car il a été aussi démontré que ce que nous pouvons identifier comme  «blonde» ou «noire» appartient vraiment à 2 groupes génétiques distincts nommés respectivement, clade Esculenta et clade Elata. Pour conserver ces photos, les termes Morchella spp. clade xxx seront désormais utilisés pour le nom scientifique, les noms français étant conservés. L’expression signifie «espèces de morilles appartenant au clade phylogénétique xxx»

Entoloma percubisporum Y. Lamoureux nom. prov. ⇒ Entoloma cuboideum

La récolte initiale d’Yves Lamoureux comportait des basidiomes beaucoup plus gros que ceux décrits à l’origine par Hesler pour E. cuboideum. Une nouvelle récolte de basidiomes plus petits en 2015 est venue confirmer l’identification. Voir le blogue préparé par Yves.

  • Lamoureux, Y. (2016) Entoloma cuboideum Hesler (C) / Entolome à spores cubiques. Le blogue Mycoquebec