Ma découverte de la mycène d’avril, un champignon perce-neige.

par Gwenaël Cartier alias le Schtroumpf mycologue

Aller au champignon en février au Québec? Et pourquoi pas? Mettez vos raquettes! Gwenaël Cartier nous guide dans la découverte d’un champignon qui aime la neige et le froid.

C’est bien connu de tous les mycologues, souvent quand on s’accroupit pour observer un champignon, cette première étape devient le prélude à la découverte d’autres champignons que l’on n’avait pas encore vu du haut de nos grandes jambes. On passe et on repasse aux mêmes endroits et un jour… Hop ! On tombe sur la perle rare. Ainsi, à l’instar de la plupart de mes découvertes, celle de Mycena aprilis Y. Lamoureux nom. prov. s’est également faite en plusieurs étapes.

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Amanita rhacopus et Amanita variicolor, deux nouvelles amanites pour la science

par Roland Labbé et Jacques Landry

On les connait depuis longtemps au Québec, mais leurs noms n’étaient pas valides. La situation vient d’être corrigée avec une publication dans la revue MYCOKEYS. Roland Labbé et Jacques Landry nous en font un portrait.

Lambert, H., Fortin, G., Labbé, R., Labrecque, J., Bérubé, J. A., Landry, J., Ilyukhin, E., Margaritescu, S., Moncalvo, J. M. et Lamoureux, Y. (2018). Validation of two Amanita species from eastern North America: A.rhacopus sp. nov. and A.variicolor sp. nov. MycoKeys, (38), 47-57. doi:10.3897/mycokeys.38.27041

Bien que très bien connues au Québec, l’amanite à pied déguenillé et l’amanite versicolore n’avaient jusqu’à tout récemment aucun nom scientifique reconnu. Elles étaient à toute fin pratique inconnues de la mycologie officielle, malgré leur publication en 2006 par Yves Lamoureux dans le livre « Champignons du Québec, Tome 2, Les Amanites » (1). En effet, pour être reconnue, la publication aurait dû offrir une description en latin ou en anglais des espèces et de plus préciser l’existence de collections types.

Une petite équipe intéressée à corriger cette situation s’est formée à l’initiative de Jacques Landry, administrateur de Mycoquébec, et supervisée tout au long du processus par Herman Lambert. L’équipe se composait de chercheurs, rédacteurs et de microscopistes du Québec ainsi que de collaborateurs de Toronto qui ont réalisé la partie moléculaire du travail.

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La fonge 2.0 pour Android et iOS

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La nouvelle version de La fonge  est maintenant disponible sur les deux  plateformes Android et iOS. 

La version 2.0 de La fonge du Québec présente plusieurs nouveautés, dont un guide d’identification selon des caractères morphologiques discriminants parmi les amanites, les lactaires, les russules, les hygrophores et hygrocybes, les polypores et les bolets.

Comme les versions précédentes, La fonge contient la totalité ou presque de la banque de données de Mycoquébec, soit plus de 2800 espèces avec leurs descriptions complètes et plus de 20000 photos.

NOUVEAUTÉES

Les listes sont affichées avec photos miniatures

Un nouvel onglet « Guide » conduit à un outil permettant de rechercher selon des caractéristiques macroscopiques discriminantes

Recherche sur les amanites

Recherche sur les bolets


Maintenant disponible pour iPhone et iPad, téléphones et tablettes Android

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La fonge du Québec version 2.0 pour iOS

Maintenant avec un guide d’identification

BIENTÔT DISPONIBLE : La version 2.0 de La fonge du Québec, présentera plusieurs nouveautés dont un guide d’identification qui permet de rechercher un champignon selon des caractères morphologiques discriminant parmi les amanites, les lactaires, les russules, les hygrophores et hygrocybes, les polypores et les bolets.

De plus la nouvelle version contiendra la totalité ou presque de la banque de données de Mycoquébec, soit plus de 2800 espèces avec leurs descriptions complètes et plus de 20000 photos.

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Les cystides des hyménomycètes

par Guy Fortin

avec la collaboration de Roland Labbé

Dans cette chronique sur la microscopie, Guy Fortin nous présente la terminologie employée pour décrire les cystides, ces cellules spécialisées dont le rôle est mal connu, mais qui s’avèrent utiles dans la détermination des espèces.

 Note de l’éditeur : la figure 4 a été modifiée le 15 janvier 2019

Les cystides (du grec ancien kystis : vessie) sont des articles d’hyphes, terminaux et spécialisés, qu’on retrouve dans le basidiome de plusieurs hyménomycètes. Elles diffèrent des autres articles par leur forme, leur dimension, la structure de leur paroi ou par leur cytoplasme. Ce sont des cellules stériles, aux fonctions probablement d’excrétion ou de sécrétion, de support et de protection. Elles prennent des noms différents suivant leur localisation et leur morphologie. La plupart sont localisées dans l’hyménium ou à la surface du pileus ou du stipe, mais certaines peuvent être enfouies dans le contexte du basidiome.

Pour décrire les cystides, on utilise une terminologie topographique ou morphologique ou les deux ensembles pour plus de précision. Ainsi, une cheilocystide est une cystide située à l’arête d’une lame (terme topographique); une lamprocystide est une cystide à paroi épaissie (terme morphologique) et une cheilolamprocystide est une cystide à paroi épaissie située à l’arête d’une lame.

À l’origine, les cystides ont été considérées comme étant des cellules situées uniquement dans l’hyménium, jusqu’à ce que soient décrites les cystides de la surface du chapeau et du pied.

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