Étude sur les cortinaires du Québec en direct sur Mycoquébec

Depuis 2 ans, près de 1000 collections de cortinaires du Québec ont été séquencées. L’analyse de la deuxième série de résultats est en cours. Les résultats apparaissent à mesure sur Mycoquébec. Vingt nouvelles espèces ajoutées au cours des 10 derniers jours.

Pour suivre la sortie des résultats, rendez-vous sur la page d’accueil de Mycoquebec.org et sous l’onglet Nouveautés, cliquez sur Nouvelles espèces.

Cliquez sur le nom de l’espèce :

Et lisez dans la description, sous la rubrique Confirmation moléculaire, les résultats de l’analyse phylogénétique et l’identité des collections qui confirment la présence de l’espèce au Québec

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Progrès récents sur les cortinaires du Québec

par Jacques Landry

Près de 100 nouvelles espèces de cortinaires ont été ajoutées à l’Index des champignons du Québec au cours des 12 derniers mois suite au séquençage et analyses phylogénétiques de près de 400 collections.

Le projet de Mycoquébec de séquencer le locus ITS de tous les cortinaires du Québec se poursuit. Au 1er mars 2018, l’index des champignons du Québec présenté sur le site de Mycoquébec comptait 238 espèces de cortinaires, lesquelles avaient été identifiées au cours des années selon des caractères morphologiques (phénotypiques) basés le plus souvent sur des monographies européennes ou encore de très courtes descriptions faites par les découvreurs de ces espèces. En 2018, 377 collections déposées au Fongarium du Cercle des mycologues de Montréal ou à l’Herbier René-Pomerleau ont été séquencées et analysées. Il s’agissait de collections réalisées par les mycologues Renée Lebeuf, André Paul, Herman Lambert et Yves Lamoureux et aussi d’une collection d’une centaine de spécimens réalisée lors d’une excursion de Mycoquébec à Anticosti en 2015 et à Chibougamau en 2017. Une analyse phylogénétique de ces séquences a révélé l’existence de 190 espèces distinctes parmi ces collections, dont une centaine ont pu être nommées avec un haut niveau de confiance, alors que les autres, en absence de séquence de référence étaient nommées selon leur ressemblance avec une espèce soeur (cf. ou aff.) ou encore recevaient un numéro unique d’espèce. En tout près d’une centaine d’espèces ont été ajoutées à notre index, dont 44 correspondent à des espèces nouvelles pour le Québec, 24 qui ne peuvent être nommées avec précision mais qui se situent très près d’espèces connues (aff. ou cf.) et une vingtaine d’espèces (19) qui ne ressemblent à rien de ce qui a été séquencé et publié jusqu’à maintenant. L’étude a également permis d’éliminer 52 espèces de l’index dont 8 se voient attribuer le qualificatif de « aff. », n’étant pas exactement l’espèce que l’on croyait.

En 2019, c’est au delà de 600 collections supplémentaires, représentant les 98 dernières espèces non vérifiées de notre index actuel, qui seront séquencées et analysées. On peut s’attendre encore une fois à un ajout important du nombre d’espèces qui pourrait totaliser dans les 350 lorsque nos études seront terminées.

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Les spores des hyménomycètes

Guy Fortin

avec la collaboration de Roland Labbé

Les spores constituent des éléments microscopiques primordiaux dans la détermination d’un champignon. Guy Fortin et Roland Labbé nous expliquent comment les étudier.

Généralités

Les spores sont des propagules qui assurent la reproduction du mycélium et donc, du champignon. Elles sont également des éléments microscopiques primordiaux dans la détermination d’un champignon.

Chez les hyménomycètes, les spores produites par les basides à l’extrémité de stérigmates, se rattachent à ceux-ci par une excroissance appelée appendice hilaire.

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Le mécanisme d’éjection des spores des hyménomycètes

par Guy Fortin

avec la collaboration de Johanne Paquin.

Les spores des hyménomycètes s’expulsent activement des basides. Ces basidiospores sont situées sur un hyménium exposé à l’air libre à maturité. Après s’être éjectées, elles décrivent une trajectoire appelée sporabole et on les appelle balistospores. Plusieurs structures sont impliquées dans le processus d’éjection d’une basidiospore : le basidiome, l’hyménium, la baside, le stérigmate, le hile et l’apophyse (Fig. 1).
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